Vivre une période de chômage ensemble : témoignage

 In Gestion professionnelle, Recherche d'emploi, Training

Traverser une période de chômage c'est comme gravir une montagne

Katarina et Martin, tous deux cinquantenaires, ont traversé une période de chômage avant de retrouver chacun un travail. Ils ont été accompagnés dans leur démarche et leur cheminement par PREFERENCES. Ils témoignent ici de leur parcours en couple, des difficultés qu’ils ont eues et ont surmontées et des techniques mises en place afin de se trouver une place sur le marché de l’emploi.

Témoignage

Martin : Suite à une restructuration de mon entreprise, j’ai été licencié en mai 2014. J’ai alors commencé mes recherches d’emploi par des agences de placement. Ce n’est qu’en juillet 2016 que j’ai retrouvé une place de travail dans une entreprise qui me correspond totalement et dans laquelle je m’épanouis à 100%. Par mon expérience professionnelle, j’essaie maintenant de motiver les plus jeunes. En tant que senior, je peux partager mon envie de travailler et la chance d’exercer mon métier. Je suis à l’aise dans ma fonction actuelle.

Katarina : Tout arrive pour une raison, il doit y avoir un sens, un apprentissage, quelque chose de positif.

Martin : J’ai eu un intérêt pour PREFERENCES par les ateliers organisés autour des techniques de recherche d’emploi. Quand on cherche un travail, on essaye tout !

C’est surtout l’atelier de création d’un CV qui a été la clé. Là, on m’a enfin donné des explications claires et qui avaient du sens, sur la manière de faire un CV qui attire l’attention d’un recruteur. Auparavant, on m’avait juste dit « fais comme ci », « fais comme cela », mais les conseillers se contredisaient et il n’y avait pas de cohérence.

Katarina : Quand je suis venue chez PREFERENCES, on m’a expliqué comment travaille un recruteur, et donc pourquoi et comment faire un CV correspondant. Ca me parlait, j’étais d’accord avec la démarche. Enfin, j’avais des conseils sérieux, qui avaient du sens. On ne me disait pas « juste ou faux », mais il y avait un raisonnement.

Martin : Ensuite, nous sommes venus à l’atelier LinkedIn, en couple.

Katarina : J’étais assistante de direction. Quand mon supérieur est parti à la retraite au printemps 2015, ses tâches ont été distribuées à d’autres collaborateurs et il n’a donc pas été remplacé. A l’époque il n’y avait de poste vacant pour moi et j’ai donc dû quitter la société. Ce n’est qu’en octobre 2016 que j’ai retrouvé un nouvel emploi, mais moins élevé. Naturellement j’étais ravie mais en même temps il y avait une petite frustration, car j’avais l’impression de régresser à un poste que j’avais eu 20 ans auparavant. Ce n’est plus le même dynamisme et plus difficile de garder la motivation. Quand on est au chômage et qu’on a passé les 50 ans, il faut faire des sacrifices et accepter un salaire plus bas, sinon on cherchera toujours. Moi, j’avais envie d’avancer.

En plus de mon âge, l’autre point négatif dans mon CV était mes 24 ans passés dans la même société. Les employeurs ont peur d’un manque d’adaptation. Toutefois, l’employeur qui a « osé » m’engager a constaté que je me suis très vite intégrée.

Martin : Pas facile d’affronter tant de réponses négatives ou pas de réponse du tout… On avait envie de travailler avant tout. Entre nous, nous avons pu partager, échanger et nous dire les choses clairement, relire nos documents ainsi que de nous corriger mutuellement.

Katarina : Nous avons passé une année au chômage en même temps. Nous n’avons pas eu de problèmes de couple. On se levait le matin pour faire des recherches d’emploi comme si on se rendait au travail. On cherchait chacun de son côté, on ne se voyait pas forcément la journée, mais on pouvait prendre nos pauses ensemble. J’ai aussi profité pendant cette période de voir plus souvent des amies et j’ai pu m’investir davantage dans une association caritative en Afrique dans laquelle je suis membre du conseil d’administration. C’est important de sortir de sa bulle.

Martin : J’ai profité de cette opportunité pour suivre deux cours d’allemand pour me perfectionner. J’ai aussi fait beaucoup de bénévolat dans le social, j’allais dans un hôpital pour divertir les patients. Il faut aussi faire autre chose, voir du monde, ne pas rester cloîtré. C’est d’ailleurs par le réseautage que l’on m’a proposé une place.

Katarina : Quand on envoie des dossiers, il y a tellement de rejets. Et tellement d’entreprises qui ne répondent même pas. Quand on nous répond, il y a parfois des réponses bidon. Par exemple, une entreprise a décidé que les trajets seraient trop importants pour moi. Mais qu’en savent-ils ? Si je postule, je sais à quoi je m’engage. On était aussi ouvert à déménager, voire à changer de pays. Mais ce sont eux qui décident pour nous de ce qui nous conviendrait.

Martin : La recherche d’emploi est pénible. On n’a pas toujours des entretiens suite à nos postulations. Mais nous avons pu nous motiver mutuellement, car on était les deux dans la même situation. Il faut avoir connu le chômage pour comprendre ce qui se passe, ce que ça signifie vraiment. Tout s’écroule pièce par pièce, et on peut vite se retrouver à la rue.

Katarina : Nous avons eu un énorme soutien de la part de Thomas Reuter. Nous ne savions plus comment entreprendre les meilleures démarches. Nous avons suivi un atelier LinkedIn, on a pu refaire notre CV, on a passé des entretiens d’embauche simulés et filmés. Cela m’a beaucoup aidée. Grâce à ce coaching, je me sentais préparée, j’ai bien réussi l’entretien et j’ai été engagée.

Martin : Au départ, les propos de Thomas Reuter m’ont contrarié. Il me disait franchement ce qui n’allait pas dans mon CV. Toutefois, M. Reuter m’a aussi motivé et mis en confiance. Il a été très clair et il a su illustrer ses propos par des exemples concrets. Il rebooste !

Katarina : Dans les ateliers nous avons rencontré d’autres personnes. Cela amène de nouvelles idées et du partage. C’est une chance de participer à ces ateliers.

Martin : Souvent, je repense à tout ce que j’ai vécu. Je n’aimerais pas revivre cette période, mais j’ai beaucoup appris. C’étaient des beaux moments chez PREFERENCES, malgré la situation.

Katarina : Il y a 20 ans je ne connaissais personne qui était au chômage. Aujourd’hui c’est tout le contraire, plusieurs de mes amis ont été une ou plusieurs fois au chômage. Même des personnes avec des diplômes incroyables occupant des postes à responsabilités. Pour les employeurs il ne faut pas avoir des trous dans le CV. Mais aujourd’hui ce n’est plus possible, il faut être réaliste. S’occuper avec des « petits boulots » pendant la période de chômage, ce n’est pas non plus négatif. Cela nourrit la curiosité et permet de sortir de sa zone de confort. Nous avons toujours des choses à apprendre !

Pour en savoir plus sur l’accompagnement de PREFERENCES, consultez notre article sur la démarche TRE.

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