Comment bien gérer le bonheur des collaborateurs au travail ?

 In Stress

gérer le bonheur des collaborateurs au travailUn nouveau métier né dans la Silicon Valley, celui de Chief Happiness Officer : Directeur Responsable du Bonheur, commence à se répandre lentement en Europe. Cette fonction n’existe encore que marginalement en Suisse. Quel est son avenir ?

Le rôle du Chief Happiness officer est axé sur les relations humaines et le bien-être au travail et consiste notamment à anticiper les besoins, faciliter le quotidien des collaborateurs, trouver des solutions aux éventuels problèmes vécus par les employés, et surtout créer du lien, renforcer la cohésion des équipes, notamment par l’organisation d’événements, ainsi que diminuer la tension en cas de stress excessif au sein d’un département par exemple.

Charger un collaborateur de faire en sorte que les salariés soient le plus heureux possible au sein de leur entreprise et garantir une bonne ambiance de travail semble être une bonne idée a priori : des employés satisfaits qui ont du plaisir à venir travailler sont en général plus productifs et donc plus rentables. L’action du responsable au bonheur peut également favoriser la rétention du personnel et éviter des cas de burn-out. Mais est-il vraiment possible de gérer le bonheur des collaborateurs ? A fortiori par un responsable interne à l’entreprise ?

Tout d’abord, la gestion du bonheur implique d’être capable de le définir et de le mesurer, ce qui pose de nombreuses questions existentielles, philosophiques et psychologiques. Quel est le KPI lié au projet bonheur ? Avons-nous tous besoin du même programme pour être heureux ? Pour certains, il sera essentiel d’avoir un moment de convivialité avec ses collègues, de se retrouver régulièrement autour d’un apéro, alors que pour d’autres, plus introvertis, cet exercice pourrait s’avérer frustrant. Pour les employés qui ont des responsabilités familiales, ces séances de « team building », souvent organisées en dehors des heures de travail, peuvent empiéter considérablement sur leur vie familiale et déstabiliser leur « work-life balance ». Et pour ce qui est de vous confier à votre « Chief Happiness Officer » sur vos soucis logistiques ou sur votre stress excessif : quelle garantie de confidentialité aurez-vous ? Ne serez-vous pas catégorisé parmi les collaborateurs « compliqués » et « ne résistant pas à la pression » ?

Gérer la satisfaction du personnel, notamment par le biais d’une culture d’entreprise favorisant un environnement motivant et empreint de respect, n’en demeure pas moins crucial pour sa pérennité ; mais peut-être s’avérera-t-il plus judicieux de confier la mission de « Responsable du Bonheur » à un coach externe, professionnel et qualifié, tenu à une confidentialité absolue envers les employés et à leurs besoins secrets et personnels en matière de bien-être et de félicité ?

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